2020 avec Tokyo en ligne de mire

2020 avec Tokyo en ligne de mire

La saison 2020 de tennis en fauteuil ne reprendra que dans quelques semaines, le temps pour les joueuses et les joueurs de continuer leur préparation. 2020 s’annonce intense et passionnant avec comme point de mire les Jeux Paralympiques de Tokyo, rêve de tous les sportives et sportifs. 

2020: une saison rythmée par les Jeux 

La saison 2020 de tennis en fauteuil va être rythmée par l’événement planétaire que représentent les Jeux Paralympiques. Disputés après les épreuves olympiques (réservées aux valides), ils regroupent l’ensemble de l’handisport pendant deux semaines. Les épreuves de tennis en fauteuil débuteront le 28 août, soit quelques jours après la cérémonie d’ouverture, et se termineront le dernier jour de compétitions par les finales de double. La période de qualification pour les Jeux a débuté depuis le 1er juin 2019 et se terminera le 7 juin de cette année. Nous sommes donc au milieu de cette phase « qualificative » et tous les athlètes, déjà qualifiés ou pas, programment leur saison en fonction de cet objectif. 

Les dates à retenir

7 juin: fin de la période de qualification pour les Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020

3 juillet: annonce, par la ITF, des invité(e)s pour les Jeux Paralympiques

25 août: cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques à Tokyo

28 août: début des épreuves de tennis en fauteuil

En effet, pour participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo il faut respecter un certain nombre de critères imposés par la ITF (instance qui gère le calendrier international). Le critère le plus important est celui du classement : il faut être dans les 40 premiers mondiaux chez les hommes et dans les 22 premières chez les femmes. Cet écart important s’explique par une taille de tableau masculine deux fois plus importante (64 contre 32). Cette obligation de classement incite les joueuses et les joueurs à programmer des tournois qui leur permettront de glaner de précieux points indispensables à une progression. Si on ne connaît par encore tous les participants, certains ont déjà validé leur ticket pour Tokyo et les places seront chères, notamment chez les dames où le nombre est très restreint. 

La possibilité d’une invitation 

Si jamais le critère de classement n’est pas respecté au moment du « cut », il resterait quand même de l’espoir. Pour compléter les tableaux, le comité paralympique, avec l’aide de la ITF, accordera des invitations (wild-cards en anglais) à certaines joueuses et certains joueurs classés au-delà de cette limite. 8 chez les dames, 12 chez les hommes. Les modes d’attribution de ces invitations ne sont pas connues du grand public, il est difficile d’imaginer les choix faits par les membres directeurs. Cependant, certaines conditions chercheront à être remplies comme celui de privilégier des joueuses proches du niveau demandé (autour de la 30ème place mondiale) et, surtout, celui de permettre à une nation d’engager une paire de double dans la compétition. Le danger d’une épreuve de double avec très peu de paires serait alors effacé. Prenons l’exemple des femmes. En prenant les 25 premières mondiales (avec le jeu du nombre limité de joueuse d’une même nation pouvant être présentes, le cut monte à 25), il y aurait actuellement 9 joueuses sans binôme aux Jeux et donc seulement 8 paires de double. 

Logo es jeux paralympiques de Tokyo

Où en sont bleu(e)s et les bleus ? 

A quelques mois de la fin de la période de qualification pour les Jeux de Tokyo, la situation des françaises et des français est hétérogène. Après que la FFT ait annoncé se baser sur les critères de la ITF, les bleus sont en bonne position pour participer à l’événement mondial. Ils sont actuellement quatre à être dans les 40 premières places mondiales : Stéphane Houdet (3ème), Nicolas Peifer (6ème), Frédéric Cattaneo (18ème) et Gaëtan Menguy (23ème). Sauf blessure ou progression d’un autre français (Giammartini, Jasiak), ils devraient être à Tokyo et former deux paires de double.

Houdet et Peifer

Pour les femmes, la situation est un peu plus incertaine. Le nombre de places étant beaucoup plus limité il faut être très bien classée pour avoir une chance de participer aux Jeux. Pour l’instant Charlotte Famin occupe la dernière place qualificative (25ème) mais elle reste sous la menace de la Chinoise Ziying Wang ou encore d’Emmy Kaiser. La deuxième française Emmanuelle Mörch et la troisième française Charlotte Fairbank sont en dehors du cut (respectivement 30ème et 41ème). En l’état actuel, il faudrait qu’elles demandent une invitation qui aurait peu de chances d’aboutir pour les deux. Si une Française réussit à rester dans le top 25 alors il y aura de forts espoirs qu’une seconde, la mieux classée des deux autres, obtiennent une invitation pour Tokyo. Une paire de double pourrait être constituée. 2020 s’écrit bel et bien en japonais. 

Auteur: Valentin Desanges